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exemple

Un et un font deux

Je te disais sincèrement, tout ce qui me passait par la tête et te racontais les couleurs ternes ou lumineuses de ma vie. Tu me contais les tiennes.

Même immobile, je voyageais, les mots effaçaient la distance.
Nous étions deux amis, nous marchions côte à côte.

J'avais tellement confiance en toi, que je ne dressais aucune barrière et acceptais, que tu n'en mettes pas. Je pensais pouvoir, sans être jugée, mettre mon âme à nue. Je l'ai fait.

J'espèrais tellement le jour où je te verrais franchir le seuil de ta maison au bras de cette belle jeune femme, que tu aimes.

J'espèrais voir dans vos yeux le reflet de l'océan, qui vous bercerait.

J'attendais l'instant, où tu m'écrirais, que ta vie ressemblait à un arc en ciel.
Mais je ne t'ai pas respecté et je t'ai enfermé, dans la case de « meilleur ami », à presque t'en étouffer....

C'était contraire à mes souhaits. Je ne voulais que te voir prendre ton essor.

Je voulais te regarder voler et planer sur les rayons du soleil.

Je n'ai pas su te le dire. Tu n'as pas pu le lire, je n'ai pas su l'écrire.

Et je ne parviens pas à te dire ni à t'écrire à présent combien tu me manques.

Gisèle Martin

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